Histoire d’une Traversée, 15ème et dernier épisode

27 novembre : J+24

Aujourd’hui réveil à 7 heures. J’ai plutôt bien dormi et me sens en forme ce matin. Une douche et petit déjeuner à 7h30. Puis direction un garagiste que nous a conseillé Désiré car notre pot d’échappement est maintenant percé à 3 endroits et il fait un raffut d’enfer. On ne peut pas débarquer à Lomé comme ça, ça fait désordre !

11h45 la voiture est prête, on la récupère et on retourne déjeuner au Relais avant de prendre la route à 13h45. Il y a une espèce de chaleur moite, on transpire énormément et on avale des litres d’eau.

Les derniers kilomètres nous ont semblé les plus difficiles car il y avait, en plus de la fatigue, l’impatience de retrouver nos amis togolais.

Après un dernier passage de douane où on nous souhaite un bon séjour, on arrive enfin à Lomé, fatigués mais heureux et  l’esprit rempli de tout ce que l’on a vécu pendant ces 3 semaines.

Il est 20 heures lorsque l’on pose le pied sur le Boulevard du 13 Janvier à Lomé. On retrouve Hervé, un ami qui a ouvert un resto, puis Désiré, Koffi, JLuc et bien d’autres encore… La nuit sera très longue, mais ce soir, c’est le début d’une autre histoire.

Km parcourus : 392

Épilogue

Notre 504 a fini à Koni, au Niger. En effet, après une semaine de repos bien mérité à Lomé, nous sommes remontés au Niger (3500 kms A/R) pour la vendre et grâce aux CFA récoltés nous sommes restés vivre 3 mois au Togo. J’en garde aujourd’hui encore des souvenirs fabuleux, des rencontres authentiques, le plus souvent dénuées d’intérêt, et j’ai conscience de la chance qui m’a été donnée de pouvoir prendre le temps de rencontrer et de partager la vie de Désiré, de ses deux femmes, de ses enfants, de Prosper le chasseur de papillon de Kpalimé, de Koffi et de sa famille, de, de ,de…

Mon choix de partir n’a pas été partagé par ma famille (la peur de ce qui aurait pu m’arriver sans doute) et par certains de mes amis (mais était-ce réellement des amis ?) mais je ne regrette en rien ce choix car sans cette fabuleuse tranche de vie, serais-je devenue celle que je suis aujourd’hui ?

Enfants du village avec Kofi

Le 27/02/1990 nous avons dû rejoindre Paris via Moscou (et la froideur du personnel d’Aéroflot). Dur retour à la réalité après 4 mois de visages radieux, de chaleur et de couleur et une irrésistible envie de repartir qui ne me quittera plus jamais désormais.

La piste

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