Kampong Cham, au coeur du Cambodge

Il est à peine 7h lorsque la navette pour la gare routière arrive au Jasmine Family Hostel. Notre billet de bus pour Kampong Cham nous a été vendu pour un départ à 7h30 mais nous avons bien conscience que cela n’est qu’indicatif et nous attendons à devoir patienter avant le départ effectif. Et bien non, ce bus là ne fonctionne pas de cette façon. Il démarre (presque) à l’heure mais s’arrête sans cesse pour prendre des voyageurs. Finalement, nous ne prendrons réellement la route qu’à 8h30 mais nous arrêterons encore plusieurs fois avant la première pause de 11h30. Kampong Cham se situe à 300 kms environs de Siem Reap, et à 125 kilomètres au nord-est de Phnom Penh, la capitale. Nous sommes les seuls occidentaux, la destination n’est pas très prisée.

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Notre bus a la climatisation ce qui est un vrai luxe étant donnée la chaleur qui s’accroit au fil des heures. En revanche il a un sérieux souci d’embrayage et nous voyons le pauvre chauffeur se battre avec son levier de vitesse tel un nageur en brasse coulée. Je parierai sur une très prochaine tendinite de l’épaule droite ! Nous sommes placés devant et avons donc tout loisir d’observer les montées et descente de voyageurs, la conduite au klaxon (devant on l’entend bien… le klaxon !) et l’état de la route. Belle route au départ d’ailleurs mais plus on avance, moins elle est « route » tant et si bien que Jade fini par nous dire « Regarde la route, elle s’efface ! ». Et oui, nous passons régulièrement de route à piste et de piste à route sur une bonne moitié du trajet. Les derniers 50 kilomètres se font sur une route très belle en revanche, pour le plus grand bonheur de notre dos (et de l’épaule de notre chauffeur).

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Nous arrivons finalement à 15h30 à destination. Notre hôtel, le Daly Hôtel, est un must avec climatisation et salle de bain à l’occidentale. Il ne possède pas de restaurant, ou du moins il ne fonctionne pas, donc nous trouvons à quelques pas une bonne cantine où prendre nos prochains  repas : le Mékong Crossing. Le patron est très avenant et nous dit avec joie les quelques mots de français qu’il connaît.Il nous demande ensuite si nous souhaitons louer un scooter ou des vélos. Nous préférons le tuk tuk plus sûr à nos yeux avec Jade. Il nous présente alors Mister Bee avec qui nous prenons rendez-vous pour le dimanche matin. Au programme, une matinée découverte aux alentours de la ville.

Mais pour le moment nous souhaitons découvrir par nous même et partons marcher sur les bords du Mékong. La vue qui s’offre à nous est empreinte de tristesse car même si le lieu évoque la grandeur, la misère et la pauvreté sont omniprésents dès que l’on s’éloigne de l’axe principal.

Malgré les conditions difficiles, de tous côtés des « hello » et des sourires…

 

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Nous assistons à une tranche de vie qui n’est pas sans nous rappeler certaines scènes de vie de « Rendez-vous en terre inconnue » ! Deux femmes arrivent vers Jade, la regardent dans un premier temps, puis la touchent, ôtent sa casquette pour voir ses cheveux, ses yeux… Elles lui parlent, nous parlent mais le barrage de la langue est bien là, c’est frustrant même si nous comprenons bien que leurs paroles sont avenantes. Malgré ses antécédents de star en Chine, Jade nous avoua par la suite avoir été un peu effrayée car la plus âgée des femmes avait les dents rouges (les cambodgiens mâchent de la noix d’arec).

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Nous continuons notre marche jusqu’à la tombée de la nuit puis revenons sur nos pas et prenons la direction de notre hôtel. Une enseigne « Pizzeria » à laquelle nous ne résistons pas nous coupera dans notre élan. Nous nous posons là : notre repas de ce soir sera italien !

Après une nuit sans clim car finalement nous n’y sommes pas habitués, nous filons prendre notre petit déjeuner à 6 heures et nous installons à 7 heures tapante dans le tuk tuk de Mister Bee. Il nous conduit ver le temple bouddhique Wat Nokor, véritable petit bijou caché sous la végétation, dans une ambiance sereine et calme, sans aucun occidental à l’horizon.

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Calme et sérénité un peu troublé par un haut-parleur qui passe une musique lancinante dans ce que nous avons appelé le Dysneyland du temple et qui s’avère être en fait le village des moines juste à côté.

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Nous repartons ensuite en tuk tuk vers la Colline au Hommes (Phnom Pros) où nous faisons une offrande de quelques Riels (la monnaie locale) avant de débuter notre visite. L’homme assis là prend alors un micro et nous remercie dans des mots que nous ne comprenons bien sûr pas ; c’est agréable et déconcertant à la fois de l’entendre déclamer ainsi à travers tout le site. Nous gravissons ensuite quelques marches à l’ombre des arbres, où les singes ont élu résidence, au grand bonheur de Jade.

 

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La Colline aux Femmes (Phnom Srei), atmosphère bouddhique là encore et vue panoramique sur le Mékong. Il nous faut tout de même gravir 217 marches pour arriver au sommet, ça paraît rien mais à presque 9 heures il fait déjà 27°C !

 

Nous terminons cette escapade par le paisible village de Cheung Kok, une petite perle, géré par une ONG française (AMICA- Ecotourisme). Nous visitons le lieu où sont donnés les cours d’anglais, le soir à 17 heures (dommage !) puis nous passons un long moment à nous promener et à répondre aux « hello » des nombreux enfants.

 

C’est avant tout dans les villages à la campagne que l’on découvre le Cambodge profond. 85% des habitants vivent dans la campagne et sont agriculteurs pour la plupart. Ils vivent souvent dans la pauvreté car les cultures sont soumises aux caprices de la mousson. Le riz est la culture la plus importante des villageois et la nourriture de base. Les habitants des villages installés sur les rives du Mékong vivent eux de la pêche principalement (extrait de notre guide de voyage)

Nous sommes heureux de nous être posés quelques jours dans cette ville calme où la vie est douce et agréable. Sa situation sur les berges du Mékong donne à Kampong Cham une atmosphère tranquille, certains disent même que c’est une ville morte. Pour nous ce fût  la possibilité d’approcher la vie rurale et de voir un autre visage de ce pays, assurément plus proche de la réalité.

 

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Demain nous repartons pour une demi-journée de bus (seulement) en direction de Kratie, notre dernière étape cambodgienne.

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2 réflexions sur “Kampong Cham, au coeur du Cambodge

  1. Voici déjà un mois que vous êtes partis ! J’ imagine que la vie au Cambodge a du être très dépaysante car très loin de notre vie occidentale ! Je ne me lasse pas des photos de temples qui resteront surement pour vous un très beau souvenir architectural !
    Avec ses cheveux blonds, sa peau blanche et ses yeux bleus, Jade doit faire sensation ! Elle va s’habituer, mais c’est vrai que cela doit être déstabilisant de se faire dévisager sous toutes les coutures et même toucher…
    Gros bisous de nous quatre et bonne route !

  2. Les ponts ne me semblent pas des plus rassurants …SOYEZ PRUDENTS !
    Le bouddha dans le temple de WAT NOKOR avec sa ceinture rouge (Pinterest!) me semble bien protecteur….
    plein de bisous d’une terrasse ensoleillée à Pont Evêque

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