Bali, premiers pas en Indonésie

Sanur

Notre arrivée à Bali se fait tout en douceur après un vol tranquille de 5 heures via Bangkok que nous avons rejoins depuis Mandalay, puisque la liaison directe Myanmar/Indonésie n’est pas possible. Notre petite guesthouse de 5 chambres est des plus tranquilles et se trouve à 5 minutes de la plage. Le patron, Dave, est de bons conseils et nous donne des adresses pour nos longues vacances à Bali. En effet, nous avons choisi de rester sur cette île pour notre séjour en Indonésie. Nous éviterons ainsi les zones dites « à risque » suite aux conseils du site du gouvernement faisant référence aux évènements tragiques de ces derniers mois « déplacement à déconseiller dans la province de Sulawesi centre ». C’est ballot, pile où l’on voulait se rendre ! Adieu donc Sulawesi, une autre fois peut-être !

Pas grand-chose à raconter sur notre première semaine à Sanur qui fut consacrée principalement à la mise à jour des blogs avec nos récits sur le Myanmar, la préparation du Noël pour Jade, un peu d’école et beaucoup de plage et balade sur le front de mer. Sanur est une étape sans grand intérêt si ce n’est celui de se trouver à moins d’une heure de l’aéroport et de pouvoir profiter de l’océan dans un environnement plus calme que la turbulente Kuta, prise d’assaut par les Australiens à cette période de l’année.

La veille de notre départ pour le centre de l’île, nous passons la journée avec Alexia, Cédric et leur petit homme Adrien. Ils sont en tour du monde également et nous espérons nous revoir au Costa Rica. De très bons moments en leur compagnie et celle de membres de leur famille venus les rejoindre pour les fêtes.

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Keliki

Nous roulons une heure pour rejoindre le village de Keliki, à quelques kilomètres d’Ubud, ville réputée pour ses artistes peintres. La route n’est pas longue mais la conduite de notre chauffeur est très chaotique et c’est un peu inconfortable, surtout juste après le petit déjeuner. Nous avons choisi de venir ici suite à la lecture d’un article sur un blog de voyageurs dont je ne me rappelle pas le nom (pas bien !). L’accueil se fait directement dans un balé qui est le nom donné à l’enclos familial balinais. Celui dans lequel nous arrivons regroupe 9 personnes toutes générations confondues. Nous sommes accueillis sourire aux lèvres par le papa, Madé, qui prononce un « Bonjour » presque sans accent. Il apprend le français depuis peu. Il s’excuse de ne pouvoir rester après notre installation car il doit s’absenter pour une crémation. Nous prenons possession du grand bungalow mis à notre disposition, juste en face de l’habitation de nos hôtes.

En début d’après-midi nous faisons la connaissance de Padmi, l’épouse de Madé,  et de leur fille Méga (14 ans). Elles nous préparent un repas de nasi goreng et mie goreng (riz/nouilles frits aux légumes). Raka, la mère de Madé, vient nous saluer. Elle habite dans un pavillon en amont. Leur fils Rahdé (11 ans) fera son apparition en fin de journée. Nous profitons du calme du lieu pour nous plonger dans nos livres (dont nous n’avions pas encore commencé la lecture) et Jade fait connaissance avec les cochons situés dans un enclos juste derrière notre pavillon. L’après-midi se déroule tranquillement, bercé par le chant des coqs nombreux dans le village. Après le repas du soir, Padmi nous apporte un thermos contenant de l’eau bouillante pour notre douche car il n’y a pas d’eau chaude dans le balé. Nous nous lavons donc à l’ancienne, au baquet, au grand bonheur de Jade qui découvre cette méthode « de l’époque » comme elle dit.

 

Ce matin nous demandons à Méga de nous accompagner pour un tour dans les rizières avoisinantes. Nous cheminons sur un sentier où des Tugu, de petits autels dédiés à la déesse du riz (Dewi Sri), délimitent les parcelles. Un propriétaire terrien ne dispose que de 10 ares de rizière et peut faire jusqu’à trois récoltes par an. Les rizières de Keliki sont sculptées à la main et nous observons avec enthousiasme les travailleurs s’activer à la plantation du riz. Méga nous montre de petits carrés de rizières délimités où poussent les jeunes plans avant d’être repiqués. Des dizaines de hérons survolent les rizières, des libellules, papillons… Au loin, les acacias dominent les rizières de leurs grandes ombrelles semblant toucher le ciel. Une belle promenade !

 

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Aujourd’hui, c’est Noël ! Nous avons réservé une journée découverte avec la KPS, Keliki painting School, à deux pas de notre balé. Quelle chance avons-nous ce matin de voir arriver Dolit en personne, le fondateur de la KPS. C’est un homme adorable et il parle très bien notre langue. Nous partons donc tous les trois sur les routes du centre de l’île dans sa voiture, sous la protection des dieux, une offrande accrochée à l’avant du véhicule. Un premier arrêt devant les rizières escarpées de Pujung : une vraie carte postale de Bali comme nous l’imaginions. Puis nous continuons sur la route de Pakudui où se trouvent quelques sculpteurs sur bois spécialisés dans les grandes pièces à caractère mythologique. Nous visitons un atelier.  Les réalisations sont gigantesques et d’une extrême finesse. Elles représentent en majorité les divinités Siwa, Brahma et Wisnu. Certaines sculptures sont réalisées en une seule pièce dans des troncs de frangipaniers. Leurs coûts en revanche les destinent principalement aux grands hôtels ou ambassades d’Indonésie, ou aux pays partageant les mêmes croyances. Nous découvrons, dans un autre registre, la sculpture sur crâne de vache. On aime (ou pas) mais c’est indéniablement du travail d’orfèvre !

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Nous continuons nos découvertes avec les tombes royales de Gunung Kawi Tampaksiring. Ce nom signifie « Montagne du Poète ». Il nous faut descendre 230 marches pour atteindre le site, et les remonter ensuite bien sûr. Construit au XIème siècle, il se situe au bord de la Rivière du Kriss (sabre balinais) et est très bien conservé. Il s’agit en fait d’un ensemble de tombes, ou plutôt de monuments commémoratifs, destinées au roi Anak Wungsu, à ses épouses et à sa favorite. Elles ont été creusées à même la roche et leur hauteur atteint 7 mètres. Au sud du site se trouve un cloître creusé dans la falaise qui servait de retraite aux personnes chargées de transmettre aux vivants les conseils du roi mort et divinisé. Et oui, ça se sent quand on a un guide qui parle français ! Bref, lieu très intéressant et nouveau pour nous qui avons « mangé » du temple dédié à Bouddha pendant 3 mois.

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Nous filons ensuite au jardin agro-botanique pour découvrir les nombreux fruits et épices cultivés à Bali : poivrier, caféiers, ananas, cacaoyers, mangoustan, curcuma, salak… Dolit nous montre un à un les différents arbres, cueille des fruits pour nous les faire goûter, des feuilles qu’il froisse dans ses mains pour nous faire humer les différentes senteurs, ramasse des fleurs pour qu’on en apprécie le parfum. Celui de l’ylang ylang a notre préférence. Nous arrivons ensuite vers une cage où un luwak (sorte de civette asiatique) est captif. Cet animal « fabrique » le café le plus cher du monde, le « café luwak ». Pour cela il sélectionne les meilleures graines de café, les ingère, digère l’écorce du grain mais rejette dans ses excréments le grain de café qui est ensuite lavé, torréfié et proposé à la consommation. Nous avons testé pour 3,50 € (50.000 IDR) une tasse de ce café très raffiné qui se déguste sans sucre. Et bien c’est bon ! Nous n’en avons pas acheté en revanche car hors de prix mais avons apprécié la dégustation des différents thés et cafés aromatisés (gingembre, citronnelle, riz rouge…) qui nous ont été offerts en dégustation.

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S’ensuivit un repas censé se dérouler dans un petit restaurant avec vue  panoramique sur le Mont Batur et le lac du même nom. La vue était complètement bouchée et le repas bien trop cher quoique bon. Passons donc à la suite…

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Notre guide nous propose une nouvelle visite de temple, ou bien une baignade dans des bains d’eaux chaudes volcaniques. Lorsqu’on voyage avec une enfant de 8 ans, inutile de vous dire que le choix est vite fait. Nous voici donc partis, sur une route abrupte en zigzag, pour les bords du lac Batur que nous apercevons cette fois. Dolit nous dépose dans un établissement qui propose plusieurs bassins remplis par une source d’eau dont la température oscille entre 30°C et 38°C. Nous apprécions de plus le verre de water melon (pastèque) et les springs rolls qui nous sont offerts avec l’entrée. Nous passons près de deux heures à nager d’un bassin à l’autre, parfois sous la pluie qui fait quelques apparitions. Divin ! Un beau cadeau de Noël.

Sur le chemin du retour nous demandons à Dolit s’il veut bien nous arrêter au marché pour acheter des mangues. Il nous propose d’y aller pour nous. Bonne pioche ! Nous payons 20.000 IDR pour 7 belles mangues (1,30 €). Merci Dolit.

Nous rentrons enchantés de notre journée même si le soleil nous a fait défaut tout l’après-midi. La gentillesse de Dolit et son très bon français nous ont permis des échanges fantastiques et nous avons fini le trajet en chantant, à son initiative, « Salade de fruits jolie jolie jolie… ». Super !

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