Costa Rica : couleur locale

Après un départ de la côte caraïbe quelque peu mouvementé car de nombreux ticos (costariciens) sont venus passer cette fin de semaine sainte en famille et entre amis, nous prenons la route de notre prochaine destination, Venecia, un petit village dans la campagne costaricienne. La route est très agréable et le fait de ne pouvoir rouler que très doucement est finalement un avantage car même Thierry peut profiter du paysage. Nous atteignons Venecia en fin d’après-midi et profitons du calme de cette petite ville pour nous promener en toute tranquillité. Au loin de lourds nuages sont accrochés à l’un des nombreux volcans du centre du pays. La journée se finit au calme dans le parc avant de rejoindre notre chambre.

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L’étape d’aujourd’hui nous mène à Bagaces, à moins de 200 kms. Nous ne prenons pas la route la plus « rapide » mais choisissons la plus spectaculaire qui longe le lac Arenal. Elle est très tranquille et les camions y sont absents. Nous parvenons même à nous arrêter sans soucis (pour nos bagages) afin de déguster le délicieux café negro du pays. La végétation, jusqu’à l’ouest du lac est très luxuriante avant de faire peu à peu place à de grandes étendues sèches. Nous ne nous attendions pas à ce semblant de savane africaine au Costa Rica. Un autre aspect nous surprend : le vent dans la région est incroyable et nous comprenons rapidement le pourquoi des nombreuses éoliennes présentes sur les collines. Une fois n’est pas coutume, nous parvenons à notre hébergement en tout début d’après-midi. La Pacifica est installée au beau milieu d’un grand parc où vivent en semi-liberté biches, agoutis, singes hurleurs ainsi que de nombreux iguanes et oiseaux. Nous les regardons évoluer depuis notre petite terrasse, installés sur des rocking chair en sirotant un jus de lemon façon « tang » avant de nous rendre au petit parc pour enfants pour permettre à notre Jade de retrouver un peu d’ordinaire dans sa vie quelque peu extraordinaire.

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Nous décidons de rester deux nuits à la Pacifica et en profitons pour explorer les alentours. Le parc du Palo Verde ne se trouve qu’à une heure de piste et nous décidons, à mon initiative, de nous y rendre pour aller naviguer sur la rivière Tempisque et tenter d’apercevoir les crocodiles et les nombreux oiseaux qui peuplent les marécages et la mangrove du lieu (dixit le « Petit futé »). Jade est enchantée à l’idée de pouvoir monter de nouveau sur un bateau et Thierry va enfin pouvoir enclencher le mode 4×4 d’el tanque ! Si le projet initial n’a absolument pas abouti car nous avons dû battre très rapidement en retraite devant la horde (non pas de crocodiles, désolée !) de MOUSTIQUES plus voraces les uns que les autres, nous avons malgré tout passé un très bon moment sur les pistes du parc (peuplé de nombreux iguanes, de singes capucins, de coatis… mais peu d’oiseaux à cette saison) et avons adoré le retour très chaotique par la réserve biologique de Lomas de Barbudal. El tanque s’en est très bien sorti malgré l’état de la piste par endroits et Jade a pensé que « la prochaine fois maman, c’est mieux si tu laisses choisir papa » ! Les enfants sont formidables !!!

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Notre dernière étape pour rejoindre la Péninsule de Nicoya, sur la Côte Pacifique, ne nous prendra pas plus de quatre heures malgré une grosse partie sur un chemin pierreux de montagne où nous ne croisons que de rares (mais imposants) véhicules. Quel bonheur de se sentir libre de rouler où bon nous semble, loin des routes touristiques. Ici, point de barreaux autour des habitations et l’atmosphère est bien plus agréable.

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Nous nous installons pour trois jours dans une posada dans le petit village de Playa Carrillo avec vue sur le Pacifique et sur la jungle. Ce village de pêcheurs  nous réconcilie définitivement avec le Costa Rica qui nous montre ici son meilleur visage. Les gens sont souriants, la plage est quasi déserte (attention il y a des crocodiles non loin tout de même !) et le soir venu, les hommes du village viennent pêcher au fil tandis que les épouses regardent tranquillement, encourageant leurs pêcheurs de maris. Sur le bord de l’eau, les enfants jouent dans les vagues et Jade ne tarde pas à se faire des petits copains qu’elle aura bien du mal à quitter ! Nous savourons cette ambiance magique dans le soleil couchant, heureux nous aussi à chacune des prises de ces courageux pêcheurs. Nous passons ainsi trois jours à ne rien faire d’autre que profiter de ce que la nature nous offre avec des réveils très matinaux (au son de la multitude d’oiseaux, des singes hurleurs et des iguanes qui courent sur le toit de notre chambre pour finir sur un arbre tout proche), déjeunant en admirant les oiseaux mouches venus se nourrir, profitant de matinées et soirées plage et pour le reste du temps… et bien pas grand-chose d’autre que siestes et télévision où nous apprenons les déboires de notre chaîne préférée TV5 Monde ! Décidément, les nouvelles du monde qui arrivent jusqu’à nous ne nous aurons que rarement enchantées !!!

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Nous quittons à regret ce petit coin typique pour nous rapprocher de San José où nous devons rendre la voiture demain soir. Aujourd’hui nous battons notre record du suivi de camion avant de nous arrêter juste avant le pont Tarcoles en dessous duquel de nombreux crocodiles ont élus domicile, sur les rives boueuses du Rio du même nom. Ils sont nourris par les locaux ce qui explique leur présence permanente ici. La dernière ligne droite pour rejoindre Jaco annonce tout de go et sans ambiguïté possible la nature de l’accueil qui nous est réservé (selon les multiples panneaux qui jalonnent la route) : « Sortez vos cartes, on vous attend ». Nous faisons simplement un bref arrêt pour admirer une dernière fois le coucher de soleil sur le Pacifique avant de nous diriger vers notre hébergement sur les hauteurs de la ville. Le lendemain au réveil nous découvrons la vue, moins bucolique qu’à Playa Carrillo mais il y a pire tout de même et les oiseaux ne sont jamais très loin !

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Pour cette dernière journée sur la route nous allons profiter de la proximité d’un parc national pour nous plonger une fois encore dans la riche nature de ce petit pays. Nous nous présentons de bon matin à l’entrée du Parc National Carara qui a l’avantage de posséder un parking gardé nous permettant de nous arrêter sans crainte pour nos bagages. Cette réserve est réputée pour la variété de ses espèces végétales et représente également l’un des derniers habitats de tout le continent américain pour l’ara rouge. L’humidité est très importante et nous en ressortons rincés après trois heures de marche durant lesquels nous voyons principalement des lézards, des oiseaux, de nombreuses termitières et quelques singes capucins. De plus, nous avons la chance inouïe d’apercevoir un couple d’aras rouges perchés à une trentaine de mètres au dessus de nous, et là… Silence et admiration devant cet oiseau si difficile à approcher.

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Voilà, c’est sur une dernière journée logistique à San José que s’achèvera notre séjour dans ce petit pays d’Amérique Centrale, me permettant pour la première fois de publier en temps et heure le récit de nos aventures. Vous l’aurez compris, le Costa Rica nous a éblouis par la richesse de sa faune et de sa flore et la beauté de ses petites plages encore préservées. Nous avons apprécié de pouvoir rouler sur les pistes un peu au gré de nos envies. En revanche, devoir nous méfier sans cesse durant nos déplacements avec nos bagages nous a sensiblement pesé, d’autant plus que nous n’y étions pas préparés ! Ce que nous en garderons malgré tout c’est certain, c’est un festival de musiques fauniques et un feu d’artifice de couleurs !

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2 réflexions sur “Costa Rica : couleur locale

  1. Les épisodes de votre feuilleton de vie nomade vont nous manquer ! C’était devenu un rituel quasi hebdomadaire de lire vos expériences et vos récits ! Qu’allons nous faire à présent ? Vous posez mille questions en vrai à votre retour et visionner vos meilleurs clichés ( il va falloir faire une sélection ! La soirée sera longue !)
    Merci encore pour ce fabuleux récit !
    Toute la famille vous embrasse !
    Laurence

    • Ils vont nous manquer à nous aussi ! Heureusement il reste beaucoup de photos et vidéos à partager mais je pense que cela prendra un peu de temps !
      Merci pour votre fidélité, en famille en plus, et à très bientôt pour les anecdotes et les inédits.
      De gros bisous à tous les 4 et à très bientôt.
      Hélène & family

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